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Cette rubrique vous montre quelques exercices réalisés durant les ateliers « Outils de base », suite à une courte leçon de théorie et suivant quelques consignes précises.
D'autres textes d'élèves, assortis cette fois de commentaires et de pistes d'amélioration, sont consultables dans l'espace « membre et élève »
Exercice « ambiance à reconstituer »
Type d'ambiance : climat de méfiance
Lieu : un jardin
« Il faisait entre chien et loup.
Après une belle journée d’été, j’étais assise sur un banc dans le grand jardin de la villa que j’avais louée pour les vacances.
Perdue dans mes pensées, j’entendis soudain un bruit feutré. On aurait dit un froissement de tissu, l’espace d’un instant, puis plus rien. « Ai-je rêvé ? » Ce doit être un effet de mon imagination.
Quelques minutes plus tard, à nouveau un bruit. Des branches qui craquent. Puis, quelque chose passe très vite dans les bosquets derrière moi. « Qu’est ce que... ? » Je commençai à me sentir inquiète.
Je risquai, un peu timide :
- Holà, il y a quelqu’un ? Qu’est-ce qui se passe ?
Pas de réponse. Et, comme par hasard, le bruit cessa à nouveau.
Ne me sentant plus du tout rassurée, je quittai le banc et passai, devant les bosquets. Il faisait de plus en plus noir, mais j’empruntai sans précipitation, pour ne pas montrer que j’avais peur, le chemin vers la villa. Et devinez ce que je vis ?
Un petit chat noir et blanc qui se roulait sur le chemin et faisait des pirouettes sans s’imaginer une seule seconde qu’il avait pu faire peur. »
Exercice « personnages »
Rencontre entre deux personnages célèbres
La piste boueuse s'enfonce profondément dans la forêt, mais le Commissaire Maigret n'abandonne pas.
Il LE trouvera, coûte que coûte.
Il franchit les obstacles un à un. Aucun ne l'arrêtera : sa rage d'aboutir avant la nuit lui donne une force qu'il ne soupçonnait plus lui-même!
Un hurlement sinistre...
Puis le silence...
Il approche de son but.
Comment va-t-il LE trouver?
Mais sa hargne l'empêche de prendre des précautions : il s'arrache aux ronces qui tâchent de le retenir, marche à allure forcée et aurait bien volontiers allumé sa pipe qui tressaute, froide, au coin de ses lèvres.
Mais il faut avancer, le temps presse !
Un hurlement, beaucoup plus proche cette fois...
Maigret scrute les sous-bois que les rayons du soleil n'atteignent que parcimonieusement.
LE VOILA!
Deux yeux jaunes l'observent intensément, pas un poil ne bouge.
Ce n'est pas cela qui retiendra notre commissaire !
D'un pas assuré il s'avance vers ce loup que l'on dit Grand et Méchant.
Le loup ne bouge toujours pas..
Il est couché et semble prêt à bondir, quand... il se tourne sur le dos en signe de soumission !
Le commissaire se penche vers lui :" Et alors cette rage de dents ? Laisse-moi voir ça ! Hou la la oui ! tu dois souffrir le martyre! Je vais t'arranger ça, mon ami !"
Il n'y a actuellement que vous et moi qui savons que le Commissaire Maigret est prêt à tout pour secourir le Grand Méchant Loup.
Exercice « dialogues »
A partir d'une situation précise : goûter chez grand-mère un peu sourde
Marie sonna au 79 de la Rue Bontemps. C'était dimanche, 16 heures tapantes, et elle avait rendez-vous, comme chaque semaine, chez sa grand-mère pour goûter. Au bout de deux minutes, toujours pas de réponse. Elle réitéra son geste, tout en se demandant pourquoi la porte restait close.
- Bonjour Marie! Comme je suis contente de te voir! s'exclama Mme Calmant, en ouvrant brusquement la porte.
- Bonjour Mamie, dit Marie, soulagée. J'ai sonné il y a 2 minutes, mais personne n'a répondu. Tu étais dans le jardin?
- Oui, j'étais dans la salle de bains. Tu as deviné.
Marie s'étonna de la réponse de sa grand-mère mais se tint coite. Elle fit tinter deux grosses bises sur ses joues et s'engouffra dans la petite maison, qui lui rappelait tant de bons souvenirs.
- Entre, j'ai sorti la petite table au jardin. Nous y serons bien. Le soleil a tourné et ne tape plus si fort, continua la vieille dame, tout en fermant la porte, non sans avoir salué la voisine d'en face, immobile sur le pas de sa porte, en quête d'événements croustillants à se mettre sous la dent.
La grand-mère de Marie venait de fêter ses 80 ans, mais elle pétait la forme. Sa vivacité n'avait d'égal que son humour. Elle s'empressa de sortir sa tarte du frigo et la cacha dans son dos.
- Devine quelle tarte je t'ai préparée aujourd'hui. C'est ta préférée, susurra-t-elle, en se dirigeant sur la pointe des pieds vers sa petite-fille.
- Une tarte au riz? s'enquit Marie.
- Eh oui, une délicieuse tarte aux macarons! Je savais que tu taperais dans le mille, rétorqua Mme Calmant.
La tarte préférée de Marie était la tarte au riz, mais elle ne dit mot. Elle eut de nouveau l'impression que la communication faisait des couacs, mais elle ne s'attarda pas à ce détail.
Alors que les deux femmes s'empiffraient de tarte aux macarons, Marie lui raconta les dernières nouvelles.
- Tu sais, dit Marie, mon fiancé fait encore des siennes. Trois jours déjà qu'il me promet une soirée en amoureux dans notre restaurant préféré et toujours que dalle! Il prétend que son patron ne le lâche pas d'une semelle et cela fait des jours qu'il rentre, vanné, à des heures impossibles. Qu'est-ce que je dois faire?
Mme Calmant lui répondit du tac au tac, entre deux bouchées:
- Les hommes alors! Ce n'est pas acceptable qu'il passe ses soirées avec ses copains à regarder le foot ! Tu dois lui dire qu'il doit te montrer un peu plus d'attention ! Tu t'imagines lorsque vous serez mariés !
Et Mme Calmant de continuer sur les hommes qui ne sont plus ce qu'ils étaient, que son mari, lui, était un homme charmant, etc. Marie était interloquée et pensa de nouveau que leur conversation tournait en dialogue de sourds. Elle continua pourtant comme si de rien n'était :
- Et puis, tu sais, ma meilleure amie, Charlotte, elle vient d'accoucher de sa première petite fille ! J'ai été la voir à l'hôpital. Elle est adorable.
- Ah oui, Mélanie, je me rappelle d'elle, mais elle a déjà 3 enfants ! répondit la vieille dame.
Marie était de plus en plus interloquée. Elle pensa qu'elle en parlerait à sa mère dès son retour chez elle. Triste, elle redoutait que sa grand-mère ne laisse paraître les premiers signes de la vieillesse. Pourtant, elle fit semblant de rien et essaya de profiter du moment présent, et de la tarte en particulier, même si ce n'était pas tout à fait sa préférée.
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